La responsabilité de l'Europe vis-à-vis du Monde

Discours de Jérôme Vignon dans le cadre du Forum européen des laïcs à Erfurt du 28.06 au 03.07.2002 (ZdK)

I. DE LA CECA A L'UNION POLITIQUE

" Jean Monnet et les citoyens

Citer J. Monnet " l'harmonie "
Extrait des sondages utilisés pour le Livre Blanc sur la gouvernance. Les attendus du Traité de Maastricht (Une vision non colonialiste)
Le débat sur la notion de " puissance civile "

"L'Union européenne acteur global de fait

Les conséquences originelles de l'Union douanière
Faits et statistiques extraits de la préface du Livre Blanc
[La CEE, première puissance économique international commerciale " active "]

"La rapide émergence d'une politique extérieure de l'Union européenne

1975 : La coopération politique Rapport Tindermans
1987 : L'acte unique. Déclaration de Venise
1991 : Le TUE et la PESC
1999 : La PESD

Pourquoi dans ces conditions parler d'un " nain politique " ? En politique étrangère l'Union européenne n'est pas un sujet mais un instrument.

II. MONDE EN EFFERSCENCE, EUROPE EN EMERGENCE

La politisation extérieure de l'Union européenne est le résultat d'un choix conscient de ses dirigeants au tournant des années 80. Il résulte à la fois de la fidélité au dessein original mais répond aussi aux nouvelles exigences du temps. La dépolarisation des relations internationales, l'importance croissante de la dimension économique dans ces relations. Quelle performance ?

- Un rôle stabilisateur majeur à l'Est de l'Union européenne .
- Une moins grande réussite de la politique de proximité-Les grandes occasions manquées au Proche-Orient et en Afrique : la difficulté du couplage entre l'économique et le politique
- L'Union européenne première puissance multilatérale mondiale ; leader d'idées à l'OMC, à l'UNEP, à l'ILO. (exemples à tirer du livre de P. Lamy)
L'exception notoire de la finance internationale : l'Europe absente de la gestion des grandes crises : Russie ; SE asiatique ; Argentine
- Malgré un bilan non négligeable, l'Europe ne joue pas, en tant qu'acteur mondial, un rôle à la mesure des besoins de la prévention de la paix (cf : suite des événements du 11 septembre ; ambiguïtés de la déclaration de Laeken). Son mode d'insertion dans les relations internationales laisse néanmoins beaucoup d'espoirs (Ex : rôle de l'Union dans la promotion de l'idée de partenariat pour le développement soutenable lors du prochain somet de Johannesbourg.)

III. LES EUROPEENS TOUJOURS EN RECHERCHE D'UNE HARMONIE ?

- Les solutions pour un exercice plus efficace de la responsabilité européenne dans le monde existant. Exemple récent donné par la communication de la Commission européenne " Un projet pour l'Europe ".
- Les Etats nationaux ont-ils de bonnes raisons de vouloir préserver le sanctuaire national de leur politique étrangère ? (conversation entre Tony Blair et l'Archevêque de Canterbury). Le pouvoir d'action internationale est en part importante un pouvoir délégué par l'histoire nationale.
- Nous habitons cependant une planète " une " à l'égard de laquelle notre responsabilité est devenue " globale " (Rapport Brundtland). Les liens entre sécurité et environnement, sécurité et pauvreté, paix et justice, s'ils ne sont pas nouveaux, sont devenus globaux non circonscrits aux territoires particuliers où apparaissent les tensions correspondantes. Nos dirigeants en sont certainement conscients (cf : récente présence de l'Afrique au G8)
- La source de l'anomie extérieure de l'Union européenne n'est-elle pas alors, face à de telles évidences, d'ordre intérieur ?

Notre myopie ne vient-elle pas de ce que nous ne voulons pas voir le monde ? (cf : absence de débats lors des élections présidentielles françaises). Ce thème de la relation Intérieur-Extérieur est abordé par trois grandes voix européennes, d'autant plus libre de leur expression qu'elles se tiennent à la périphérie (aux avant-postes) de la politique :
Waclav Havel (Bruxelles)
Jacques Delors (Lille)
Andrea Riccardi (Berlin)

Il faudra aborder le difficile problème de l'autonomie de l'Unio européenne vis-à-vis des Etats-Unis .

IV. POUR UNE EUROPE PUISSANTE ET GENEREUSE

- Pour plusieurs raisons spécifiques, les citoyens, les représentants de la société civile, devraient jouer un rôle dans la conception de la politique étrangère de l'Union européenne, plus importante que ce n'est le cas au niveau national.

- L'attention aux pauvres n'est pas qu'un devoir moral ; c'est une piste à suivre pour analyser correctement les problèmes

- Enrichir le court-terme par le long-terme : le refus du bouc-emissaire et la résistance à l'esprit de revanche permettant de " dilater le temps " de l'action collective (thème de la responsabilité).

- Mettre en lumière les solidarités secrètes : " dilater l'espace " de l'action individuelle.


Conclusion : Rôle des laïcs chrétiens dans la mondialisation, au-delà de l'Europe.Prochaine iitiative française des " Assises chrétiennes de la mondialisation . "

Jérome Vignon

Diesen Artikel teilen: